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- JOUR 9 -

Jeudi 23 juillet (Serbie)

 

Ce jour commence a 5h du mat alors que je n'arrive pas a dormir et que le jour se lève. Je recharge mon netbook et en profite pour faire du tri dans mes photos. Je fini par rencontrer le marchand de sable serbe (il met du temps a venir celui la) et trouve le sommeil. Je me lève finalement a 10h30 après avoir repousser 3 fois l'heure fatale de mon réveil. Une douche et un jus de jabuka (pomme) plus tard je suis dans la voiture, direction le centre ville. Il est déjà 13h et je ne trouve toujours pas de resto a mon goût (a mon porte monnaie). Je termine par m'asseoir sur la rue touristique principale  du centre ville, mon porte monnaie auvergnat étant finalement moins persuasif que ma faim qui soit disant justifierai les moyens (même d'un auvergnat).

Pizza, coca et eau gazeuse sont les bienvenus. Ayant accès à une connexion internet wifi je ne peut m'empêcher de prendre  des photos et de les envoyer en "direct live" à Roms dans le but de parachever notre projet commun de diaporama sur le BBGT "Beautiful Balkan's Girl Tour" version 2009. Comme on le dit ici "they are adorable and maybe available". Un coup d'oeuil rapide a mes mails me permet d'avoir le numéro d'une membre HC de Belgrade qui peux me retrouver en Ville pour prendre un café. Suite à un SMS la rencontre est prévu sur le Trg Republik (place de la république). La pizza terminée et 3 cigarettes plus tard 1,5 euro le paquet) je rencontre Jelena. Comme les précédentes rencontre HC de ce voyage celle ci est très intéressante, avec beaucoup d'échanges et très différente du  vécu de l'an dernier dans les pays Baltes. Visite de la vieille ville et arrêt en terrasse, le temps passe vite et Jelena envoie un SMS Maria (une amie serbe rencontre a Bratislava)pour lui dire de nous rejoindre. Celle ci n'a pas changée. Sa manière de parler, rude et amère au premier contacte font que je l'apprécie toujours autant. Après que Marija m'ai expliqué comment elle a pu décrocher sa bourse pour une année d'étude à Oxford, Jelena nous quitte.

 

Forteresse de Belgrade un soir d'été

J'en profite alors pour lancer le fameux "I want to play a game" a Marija. Les règles sont simple et l'objectif pour moi l'est encore plus. Pour rappeler les faits, des les premiers instant ou j ai rencontré Marija nous avons beaucoup plaisanté a propos du Kosovo. Elle me faisait croire qu'elle était kosovar alors qu'elle était serbe, ...
Mon idée est donc, aussi stupide quelle puisse l'être après coup, de voir jusqu a quel point elle était prête a plaisanter sur le sujet.
Les règles du jeu: je lui dit que j'ai un cadeau pour elle et qu'elle doit choisir entre deux chose. Mais avant que je lui montre et qu'elle puisse choisir, elle doit me promettre qu'elle le mettra dans sa chambre et qu'elle prendra une photo pour me l'envoyer. Bien sure elle le promet et m'invite à lui montrer les cadeaux.
Le premier objet que je lui montre est un drapeau albanais, elle commence a rire jaune. Le second est un drapeau kosovar, elle est toujours jaune mais ne rie plus. Elle me fait comprendre que même pour une blague elle ne mettra pas de telle choses dans sa chambre. La plaisanterie finie la, et je cherche très vite a changer de sujet comprenant que je marche sur un terrain miné. J'étai loin de penser à une telle réaction de sa part mais je suis quand même satisfait d'avoir pu "prendre la température" du ressenti de la personne. Peut être que finalement, blaguer sur le Kosovo en Serbie c'est comme faire de l'humour nazi en Allemagne, c'est de mauvais goût, un point c'est tout.

Marija m'invite pour une glace, la meilleur de Belgrade. Le temps passe vite, nous faisons un petit tour de la forteresse en centre ville, quelques photos souvenir et l'achat d'une casquette frappée d'un SP6NJA (Srbija, Serbie en cyrilique). Il est déjà temps de rentrer et elle propose de me raccompagner à la voiture. Comme la celle-ci se trouve en sous sol d'un centre commercial, j en profite pour demander à Marija de m'aider à trouver un petit cadeau à offrir pour les 18 ans de la fille de mon hôte. Marija joue la modèle en choisissant d'essayer une jupe. Malgré ses 26 ans sa taille correspond au aux anches des 18 années de la fille  de Momir. Nous prenons la voiture et je laisse Marija sur le bord de la route.

Il fait maintenant nuit et je tourne en rond pendant 30 min pour trouver mon lieu d'hébergement. Les serbes rencontrés sur la route du retour sont toujours aussi sympa et enclin à m'aider à retrouver  l'adresse que je cherche. Momir vient même me récupérer à un arrêt de bus car j'étais vraiment complètement perdu.